EMAN

EMAN (Édition de Manuscrits et d'Archives Numériques)


Archives Marguerite Audoux


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Présentation scientifique du projet : L'édition numérique de la correspondance croisée de Marguerite Audoux s'insère dans un ensemble plus vaste réuni sous le titre "Archives Audoux" [celui-ci comprend notamment des documents iconographiques (photos, dessins…), le scan des lettres manuscrites et typographiées, la reproduction d'articles de la romancière, de brouillons, d'articles critiques, de la biographie écrite par Bernard-Marie Garreau, plus généralement de l'ensemble des documents propres à fournir un éclairage sur un auteur qu'il reste à réhabiliter].
Cette correspondance se partage en deux grands pans distincts :
- d'une part celle avec les écrivains, les intellectuels et les artistes ;
- d'autre part la correspondance familiale et familière.
Le premier de ces deux sous-ensembles a déjà été traité dans le cadre d'une HDR soutenue à l'UBO (Brest) fin 2006, qui présentait le corpus annoté et un paratexte critique. L'édition numérique reprend évidemment ce premier travail, enrichi ici de lettres trouvées depuis lors.
Présentation du corpus : La partie concernant la correspondance avec les écrivains, les intellectuels et les artistes comprend 330 lettres de Marguerite Audoux et 115 qui lui sont adressées.
La correspondance familiale et familière, en cours de recensement, approche le même nombre.
Il sera ajouté à ce corpus un certain nombre de lettres entre les proches de la romancière où il est fait plus ou moins directement allusion à elle.
L'ensemble de ce corpus épistolaire, par définition toujours provisoire, devrait ainsi tourner autour d'un millier de lettres, non compris un nombre important de dédicaces qui figureront également dans cette partie des Archives Audoux.
En ce qui regarde les fonds (pour l'inédit), le principal est le fonds d'Aubuisson, chez Bernard-Marie Garreau, qui contient les lettres qui  lui ont été confiées par les arrière-petits-neveux et arrière-petite-nièce, Philippe, Roger et Geneviève d'Aubuisson. La correspondance familiale et familière provient essentiellement de ce fonds.
Certaines lettres ont été achetées par Bernard-Marie Garreau.
Pour le premier sous-ensemble (correspondance avec les écrivains, les intellectuels et les artistes), les principaux fonds sont les suivants :
- Bibliothèque nationale de France (dont le fonds Romain Rolland) ;
- Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet ;
- Médiathèque Valery-Larbaud de Vichy (en particulier les lettres de Marguerite Audoux à Larbaud et Gide) ;
- Bibliothèque des Quatre-Piliers de Bourges, Fonds Alain-Fournier (notamment les lettres de la romancière à Alain-Fournier) ;
- Médiathèque de Bourges ;
- Musée Marguerite-Audoux ;
- Fondation Octave-Mirbeau ;
- Archives de la famille Guillaumin ;
- Fonds de Freitas (pour une partie de la correspondance adressée aux Fargue) ;
- Fonds Jean-Pierre Giraudoux ;
- Fonds Genevoix ;
- Fonds Nina Gubisch ;
- Harry Ranson Humanities Research Center, Austin (HRHRC), Université du Texas ;
- Fonds Werth (lettres de Marguerite Audoux à Léon Werth) ;
- Collection François Escoube ;
- Fonds Alain Mercier ;
- Fonds André Baly ;
- Collection Jacques Mallet ;
- Librairie Les Amazones, Paris.
Principes éditoriaux : Pour l’établissement du texte des lettres, nous nous sommes soumis à la double exigence de fidélité au manuscrit et de lisibilité. Cela en particulier pour Marguerite Audoux qui commet un certain nombre d’erreurs. En ce qui concerne le style, corriger une phrase eût contrevenu au premier principe de respect du document. Nous avons donc usé, mais non abusé, de [sic] et de [resic]. Pour tel rédacteur étranger, nous avons pu laisser certaines erreurs ou maladresses linguistiques, dans le dessein de maintenir l’aspect premier de la lettre, mais aussi dans l’unique mesure où le sens demeurait perceptible. Nous avons systématiquement corrigé les fautes d’orthographe, et n’avons rétabli, supprimé ou modifié la ponctuation que lorsque la version du manuscrit créait confusion ou non‑sens. Nous avons, à chaque fois que ces renseignements étaient en notre possession, fourni à la suite du texte de la lettre sa source, ainsi qu’un descriptif, le plus complet possible, du document (nature du support, encre, adresse figurant sur l’enveloppe, etc.). Les lieux de création et dates entre crochets ont été déduits d’après l’enveloppe ou le contenu même du texte de la lettre. Dans des cas, extrêmes, où aucune piste ne s’ouvrait, la datation a été large, et nous avons inséré le document à la place qui nous semblait la moins anachronique. Dure entreprise lorsque le texte est d’une totale neutralité (dans le cas d’une carte de vœux, par exemple). Nous avons également indiqué en note, lorsque l’enveloppe nous le précisait par un cachet d’arrivée, la date de réception. L’appareil critique se partage principalement en notes de bas de pages, annexes et biographies sommaires. Les notes offrent un éclairage immédiat, permettant de ne pas hacher la lecture par de trop nombreux et incommodes va‑et‑vient ; c’est sciemment que nous y répétons parfois le même renseignement, ou que nous renvoyons une note à une ou plusieurs autres, ou encore à telle annexe (une seule lettre pouvant être compulsée par le curieux ou le chercheur) ; ces annexes, annoncées en caractères gras dans les notes, présentent des pièces complémentaires (extraits ou documents complets selon le besoin) qui, formant une unité autonome, peuvent être lues après la lettre, ou indépendamment d’elle ; les biographies sommaires, quant à elles, éclairent les noms les plus récurrents ou encore les plus significatifs (elles peuvent exceptionnellement, en ce dernier cas, renvoyer à un hapax ‑ comme pour van Dongen, par exemple ‑). Enfin, nous avons indiqué en notes de bas de pages, indistinctes des autres, toutes les variantes dont nous ayons pu avoir connaissance.
Collection créée le 28/03/2019 Dernière modification le 28/03/2019